Sommaire 2007
Jim Furyk gagne l’Omnium canadien de 2007
Jim Furyk a joué un spectaculaire 64, sept sous la normale, dimanche, au Angus Glen Golf Club et a remporté les honneurs de l’Omnium canadien de 2007.
– Le trophée Rivermead va au meilleur Canadien Stephen Ames -
Markham, Ont. (RCGA) - D’un seul coup, Jim Furyk a fait en sorte que l’Omnium canadien connaisse un dénouement différent de tellement d’autres tournois.
Furyk a réussi un trou d’un coup tôt dans sa partie dimanche et n’a jamais eu à trop se préoccuper de ses poursuivants en remportant le troisième plus vieux championnat national pour une deuxième année de suite. Il a devancé Vijay Singh par un coup.
Furyk remportait ainsi sa première victoire de la saison et la 13e d’une carrière en apparence supérieure au nombre de ses victoires.
« J’ai l’impression que j’aurais dû gagner plus souvent », a-t-il dit. « Depuis le début de l’année, j’ai eu mes chances et quelques-unes de mes défaites ont laissé un goût amer. Remporter un tournoi comme celui-ci revêt un caractère particulier. »
Furyk est le premier à gagner l’Omnium canadien deux années de suite depuis que Jim Ferrier a réussi l’exploit en 1950 et 1951.
Furyk a égalé une marque encore plus vieille que celle dont les golfeurs canadiens entendront encore parler en 2008. Ni Stephen Ames, de Calgary, ou Mike Weir, de Bright’s Grove, en Ontario, n’est parvenu à devenir le premier Canadien depuis Pat Fletcher, en 1954, à gagner le tournoi.
Ames a joué une dernière partie de 69, deux sous la normale, et a terminé ex æquo en 27e position alors que Weir s’est contenté de la 34e place après avoir remis une carte de 71.
La journée de travail de Ames et de Weir a pris fin au moment où s’engageait la bataille entre Furyk et Singh. Furyk a vite effacé l’écart de trois coups qui le séparait de Singh avec des oiselets au premier et troisième trou, suivis du trou d’un coup au quatrième.
« Vous rêvez à un début de partie du genre, a commenté Furyk. En entreprenant ainsi ma partie, je me retrouvais à la case départ avec les meneurs. »
L’issue du championnat s’est jouée au quatrième trou. Furyk n’a eu besoin que de sept coups en quatre jours (trois oiselets et un trou d’un coup) alors que Singh a totalisé 15 coups sur le même trou à normale trois.
Le coup dont se souviendra Furyk a été frappé à l’aide d’un fer no 5. La balle a atterri doucement en bordure du vert et a ensuite roulé au centre de la coupe. Il s’agissait du troisième trou d’un coup de sa carrière sur le Circuit de la PGA.
« Une journée vraiment spéciale », s’est exclamé Furyk.
Furyk n’a jamais été rejoint, mais les spectateurs ont quand même eu droit à un spectacle de qualité. Les deux meneurs ont su rendre le tournoi intéressant en se livrant une chaude lutte jusqu’au 18e trou.
Singh aurait pu provoquer la prolongation en calant un roulé d’une vingtaine de pieds au dernier trou.
« J’ai eu mes chances, mais j’ai tardé à me mettre en marche à l’aller », a dit Singh, après avoir joué 68. « Jim a retranché quatre ou cinq coups à la normale sur le premier neuf et c’est ce qui a fait la différence. J’avais encore une chance au dernier trou, mais Jim a bien joué. Quiconque dispute une dernière partie de moins sept mérite de gagner. »
Furyk a touché 900 000 $US tirés de la bourse globale de 5 millions $US et s’est faufilé au quatrième rang des boursiers de la PGA. Il a terminé huit fois parmi les 10 premiers en 18 tournois cette saison, dont une égalité au deuxième rang de l’Omnium des États-Unis.
Le champion du US Open de 2003 s’est toujours fixé des objectifs élevés. Fils d’un professionnel de golf de la Pennsylvanie, il croit posséder les atouts nécessaires pour être le meilleur.
« Je n’ai pas travaillé toute ma vie pour terminer toujours parmi les 10 premiers, a dit le golfeur âgé de 37 ans. Plus jeune, je ne rêvais pas à faire beaucoup d’argent en terminant parmi les 10 premiers. Je rêvais de gagner des tournois et de soulever un trophée. »
L’Omnium canadien peut se réjouir de l’avoir comme champion en titre pour une deuxième année de suite.
Le championnat a été disputé sans commanditaire principal pour une deuxième année pendant une semaine au cours de laquelle la plupart des grandes vedettes ont préféré demeurer à la maison. Furyk avait promis de participer au tournoi de cette année immédiatement après sa victoire au Hamilton Golf and Country Club, l’automne dernier.
Furyk sera de retour l’an prochain, à Glen Abbey. Le directeur du tournoi, Bill Paul, apprécie l’intérêt que Furyk porte au championnat national.
« Chaque fois que j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Jim, il s’est comporté avec classe », a dit Paul. « Tout a commencé l’an dernier, à Hamilton, lorsque Jim a dit aux journalistes que c’était un honneur pour lui de revenir défendre son titre. »
Pour sa part, Furyk ne croit pas mériter des éloges parce qu’il défend tout simplement son titre.
Il souhaite plus que quiconque voir le tournoi reprendre ses lettres de noblesse. Il en a d’ailleurs fait allusion cette semaine lorsqu’il s’est adressé à un groupe d’éventuels commanditaires.
« Je sais pertinemment que chaque événement déploie les efforts nécessaires pour devenir le plus gros et le meilleur tournoi possible, a-t-il dit. Après leur avoir parlé et disputé une partie de golf en leur compagnie, je crois en la sincérité de ces gens. »
Furyk s’apprête maintenant à un événement du championnat mondial de golf et au Championnat de la PGA.
Il tentera d’ajouter à son total de victoires en sachant fort bien compter sur l’appui de plusieurs nouveaux partisans, comme en fait foi sa relation avec les amateurs de golf canadien.
« Cela a été fantastique de venir au Canada ces deux dernières années. À l'année prochaine », s'est exclamé Furyk.
Pour les résultats complets du parcours final de l’Omnium canadien 2007, visitez le www.omniumcanadien.ca ou le www.pgatour.com.
Résultats des Canadiens à l’issue du parcours final de l’Omnium canadien du dimanche 29 juillet 2007.
(Normale 71 de 7 320 verges)
É27 Stephen Ames, Calgary, Alb. 70-69-69-69--277 (-7)
É34 Mike Weir, Bright’s Grove, Ont. 71-70-67-71--279 (-5)
É58 David Hearn, Brantford, Ont. 65-73-73-73--284 (E)
É71 Chris Baryla, Vernon, C.-B. 74-66-74-72--286 (+2)
Les joueurs suivants n’ont pu éviter le couperet de vendredi :
É91 Derek Gillespie, Oshawa, Ont. 70-73--143 (+1)
É91 Danny King, Milton, Ont. 75-68--143 (+1)
É91 James Lepp, Abbotsford, C.-B. 73-70--143 (+1)
É91 Wes Heffernan, Calgary, Alb. 72-71--143 (+1)
É91 Graham DeLaet, Weyburn, Sask. 68-75--143 (+1)
É110 James Love, Calgary, Alb. 76-68--144 (+2)
É110 Jim Rutledge, Victoria, C.-B. 73-71--144 (+2)
É120 Andrew Parr, London, Ont. 79-66--145 (+3)
É120 Richard Scott, Kingsville, Ont. 73-72--145 (+3)
É132 Ian Leggatt, Cambridge, Ont. 74-73--147 (+5)
É137 Brad Fritsch, Manotick, Ont. 71-77--148 (+6)
É137 Victor Ciesielski, Cambridge, Ont. 73-75--148 (+6)
É140 Kevin Senécal, Montréal, Québec 77-73--150 (+8)
É144 David Morland IV, Aurora, Ont. 75 77--152 (+10)
É147 Bryn Parry, Vancouver, C.-B. 78-75--153 (+11)
É150 Brian McCann, Mississauga, Ont. 79-79--158 (+16)
Alan McLean, Afrique du Sud (résident de London, Ont.) 71-71--142 (E)
Ben Ferguson, Nouvelle-Zélande (résident d’Ancaster, Ont.) 74-72--146 (+4)
(a) indique un golfeur amateur